🌑 Chapitre XIII : Le Premier Silence et le Devenir des Peuples (511 – 530 ESR)
De 511 à 530 ESR, Elserath vécut une ère d’immobilité et de désarroi.
La magie était rare, capricieuse, brisée. Les mers ne chantaient plus, les vents se refusaient aux prières, et même les étoiles semblaient plus distantes.
Ce fut le temps des Marcheurs du Vide, des sages qui cherchaient à réaccorder la trame, à comprendre comment chanter sans briser.
🕊️ Les Hommes — Le Devenir des Enfants du Verre
Les Hommes se scindèrent en deux voies :
Les Arcanistes de Verre, qui bâtirent Verrelys sur les ruines d’Altherion et jurèrent de préserver la mémoire du Chant sans jamais plus le toucher ; Et les Cendrés, qui rejetèrent la Source et tout ce qui chante.
Pour eux, la magie avait failli, et seule la forge, le métal et la raison pouvaient encore sauver l'humanité. Ils fondèrent Cendracier, cité ardente dressée sur les plaines rougies, où le feu fut enchaîné aux machines. Leur science, froide et lumineuse, se tourna vers la technologie pure — héritière des Dissidents Gris, mais libérée de leur orgueil.
Leur credo fut gravé sur les portes de leur capitale :
« Nous ne chanterons plus. Nous créerons. »
⛏️ Les Nains — Les Veilleurs du Feu
Les Nains retournèrent sous la montagne, vers la Forge Primordiale, qui brûlait toujours. Car ce feu — allumé jadis par un Djinn — n’avait jamais cessé de vivre.
Et ils l’écoutèrent à nouveau.
Sous les Thram-Kael, les lignées reprirent leurs œuvres : les Veilleurs gardèrent le feu, les Briseurs posèrent leurs armes pour redevenir les artisans du métal, les Créateurs batirent Cendre-Or, leur plus haute forteresse, sur les hauteurs d'Aurelis, les Réparateurs reconstruisirent les forges brisées et les Conteurs gravèrent dans la pierre la mémoire du monde.
Leur serment fut simple :
« La pierre n’oublie pas, tant qu’elle brûle. »
🩸 Les Orcs — Les Gardiens de la Plaine Rouge
Au lendemain de la Guerre d’Astral, les Orcs émergèrent des steppes d’Ormarr couverts de cendres et de poussières.
Tharok disparu, privés de guide, ils forgèrent un nouvel âge. Ils apaisèrent leurs forges, scellèrent leurs armes et bâtir de nouvelles cités nomades, où le feu devint outil plutôt qu’arme. Certains partirent vers le Couchant, suivant les traces de Tharok, mais jamais il ne fut retrouvé.
⚡ Les Skayans — Les Gardiens de l’Éclair Rendu
Les Skayans, quant à eux, élevèrent des sanctuaires d’air pour honorer Eld’var, leur sœur et leur sauveuse. Car si le tonnerre s’était tu, c’est elle qui l’avait rallumé — non plus comme arme, mais comme promesse.
La foudre ne frappait plus par colère, mais par souvenir du sacrifice. Les Voix du Ciel eurent du mal à parler à ce nouveau tonnerre : lent, vibrant, qui ne répondait plus au prières.
Ainsi ils chercherent de nouvelles façon de se faire entendre.
🌘 Les Aelran — Les Marcheurs du Vide
Les Aelran se réunir dans les ruines d’Elyndarion et commencèrent à chanter, leur prière s'éleva pour réaccorder la trame du monde.
Ils furent les panseurs des plaix du monde.
🌊 Les Lireathi — Les Gardiens des Mémoires
Enfin, les Lireathi demeurèrent les gardiens des mémoires de la mer.
Leurs cantiques ne portaient plus sur la gloire ni la guerre, mais sur la patience. Ils furent les premiers à nommer cette ère du nom qu’elle porte encore :
“L’Âge du Premier Silence.”
Puis le monde, brisé mais vivant, respira à nouveau — doucement, comme s’il craignait de chanter trop fort.