🌌 Astronomie d’Elserath

Cartographie du Chant céleste : orbites, constellations et étoiles de mémoire — là où la lumière devient récit.

🜂 Introduction — Astronomie d’Elserath

Principe — Observer, c’est écouter.
« Ce que nous voyons au-delà du ciel, ce n’est pas l’infini :
c’est le souvenir d’un chant que nous n’avons pas encore entendu. »
— Fragment du Codex des Verres Infinis, traité cendré de Verrelys

L’astronomie d’Elserath n’est pas une science froide. Elle est une lecture du monde par la lumière : une façon de reconnaître, dans les orbites, une mesure, et dans le scintillement, une mémoire. Les anciens parlaient de notes maintenues dans le grand Chant. Les Cendrés les mesurèrent par le verre et le calcul. Les Aelran, eux, les pressentaient par le silence.

Planètes : voix en orbite Étoiles ordinaires : soleils lointains Étoiles qui Chantent : actes de mémoire Constellations : grammaire du ciel

1. ☀️ Le Système d’Elyar — Les Sept Mondes du Chant

Cantique des Orbites
« Elyon chanta la lumière, et sept sphères répondirent.
Chacune porta le nom d’un de ses frères,
et la dernière, Elserath, reçut le souffle d’Elyndra. »
Cantique des Orbites, gravé sur la Table de Verre d’Altherion

🌞 Elyar — Le Cœur du Chant

La Première Note tenue — incarnation d’Elyon

Au centre du ciel brûle Elyar, étoile blanche et éclatante, incarnation d’Elyon, le Premier Primordial — celui qui fendit les ténèbres et fit jaillir la lumière.

Sa clarté pure contient toutes les fréquences du Premier Chant. Les Arcanistes de Verre l’appellent le Spectre Absolu ; les Aelran la nomment la Première Note tenue.

Autour d’elle tournent sept mondes, formés dans l’ordre exact des Primordiaux. Elyon demeure immobile au centre ; Elyndra, la dernière, se tient à la frontière du vide — là où la lumière devient souffle et mémoire.

🌌 Les Sept Mondes du Chant

Lecture — une partition, non une liste

Les sept planètes sont écoutées comme une partition. Les Hommes les décrivent, les Nains les gravent, les Aelran les chantent, les Lireathi les reflètent. Voici l’ordre canonique :

Astuce : sur mobile, fais glisser horizontalement pour lire toute la table.
Ordre Planète Primordial Nature / Symbole Description cosmique et spirituelle
1 Vahra Nareth Doute, libre pensée et équilibre Première sphère née du Chant. Monde de roches sombres et d’atmosphères changeantes. Les Hommes y voient la première pensée du monde : le choix.
2 Kaelrun Kaelgor Feu, création et forge Géante rouge et brûlante, tempête de métal et de braises. Les Nains disent qu’elle est le Marteau du Ciel, où fut frappée la première étincelle du Feu Sourd.
3 Néraïa (jadis nommée Lyraen) Liréa, Mère des Océans Eaux, reflets et mémoire Monde d’océans infinis, où la lumière se perd dans la profondeur. Les Lireathi la vénèrent comme le miroir de la mémoire. Son nom originel, Lyraen, fut oublié après l’Éclipse des Voix, lorsque le souvenir de Liréa se perdit.
4 Thalyn Thal Foudre, orage et souffle du ciel Sphère d’éclairs dorés et de vents puissants. Les Skayans y voient la respiration du monde et la voix du tonnerre.
5 Narethia Oris Temps, cycle et persistance Monde où les vents, les ombres et les tempêtes se répètent avec une précision absolue. Les Arcanistes y voient la clepsydre du cosmos : le battement du temps du Chant.
6 Vaesha Vael Ombre, passage et équilibre des contraires Planète argentée et miroitante, toujours à demi voilée. Les Aelran disent qu’elle est la porte du Silence Supérieur.
7 Elserath Elyndra Vie, souffle et mémoire incarnée Dernier monde, joyau du Chant. Sa création fut l’accord final du Premier Chant — la lumière devenue chair. C’est ici que la Source respire encore.

🌗 Les Deux Lunes d’Elserath

Vaelune — la Blanche

Lente et stable, elle est symbole de l’âme, du souvenir et du repos. On dit qu’elle tient les rêves en place, comme une main douce posée sur le front du monde.

Orishar — la Sombre

Rapide et ardente, elle est symbole du mouvement, du feu intérieur et du devenir. Les Skayans la décrivent comme une braise qui refuse de s’éteindre.

Double spirale harmonique — rythme d’Elyar

Leurs orbites forment une double spirale harmonique, reflet du rythme d’Elyar. Les Aelran affirment qu’elles chantent l’alternance du temps : ce qui fut et ce qui sera. Les Lireathi disent qu’à leur alignement, la mer chante comme un cœur vivant. Les Orcs prétendent qu’alors, les morts frappent leur tambour sous la terre.

🜂 Lecture cosmique

Mesure — séquence vibratoire

Les Cendrés ont prouvé que les orbites des sept mondes suivent une séquence vibratoire, chaque planète résonnant à une “note cosmique” propre :

  • Nareth — ton du doute et de la pensée ;
  • Kaelgor — ton du feu créateur ;
  • Liréa — ton de la mémoire fluide ;
  • Thal — ton du tonnerre et du mouvement ;
  • Oris — ton du temps et du rythme ;
  • Vael — ton de l’ombre et du seuil ;
  • Elyndra — ton de la vie.

Les Aelran nomment cet ensemble la Partition d’Elyar, représentation parfaite du Chant ordonné. Les Nains disent que les planètes sont les coups de marteau du Premier Chant sur l’enclume du vide.

🜃 Théorie cosmique des Cendrés — Les Autres Chants

Hypothèse — l’univers comme chœur

Les Cendrés, maîtres des calculs stellaires et de la réfraction du vide, ont proposé une hypothèse audacieuse :

la Source serait à l’origine de tout l’univers, mais les Primordiaux n’auraient créé que le Système d’Elyar.

Selon leurs observations, les autres étoiles et systèmes célestes seraient peut-être l’œuvre d’autres Primordiaux, d’autres Chants nés du même souffle originel. Ainsi, chaque étoile visible dans le ciel pourrait être le cœur d’une création parallèle, façonnée par une harmonie différente de celle d’Elyar.

« Si Elyar est la note de notre monde, alors chaque étoile du ciel est une autre mesure du même poème. »

Le Codex des Verres Infinis décrit un cosmos infini, traversé de Chants multiples — certains brisés, d’autres encore vivants.

Aelran : blasphème Lireathi : poésie possible Nains : « que la nôtre brûle plus fort »

2. ✨ Les Étoiles : deux natures

Distinction — conscience vs. silence
  1. Les Étoiles qui Chantent — rares, conscientes, liées aux grands actes de mémoire.
  2. Les étoiles ordinaires — innombrables, muettes, témoins seulement du silence.

1. Les Étoiles qui Chantent

Elles ne sont pas nées d’un feu divin direct, mais d’un acte de mémoire, d’un sacrifice ou d’une rupture si parfaits que le ciel a dû les inscrire.

💧 Lyr’Aenor — La Pleureuse du Ciel

Couleur : argent pur Constellation : L’Alliance des Deux Cœurs Chant : Elyndar’Aen

Lorsque survint l’Éclipse des Voix, tous les peuples d’Elserath entendirent le monde se rompre. Les mers se figèrent, les vents se turent, et la lumière des Djinns se dispersa dans un silence absolu. Le Chant lui-même vacilla, se défaisant fil après fil — Et nul Primordial ne vint à leur secours, car la Fracture du Ciel les avait déjà séparés du monde.

Tous virent la fin s’approcher, mais une seule osa répondre au néant. Lyr’Aenor, dernière et plus grande des Chanteuses Aelran, eleva sa voix contre le vide. Elle ne chanta pas pour conjurer la peur, mais pour recoudre la trame du réel.

Son chant fut d’abord une plainte, puis un tissage : chaque mot rallumait une fibre du monde, chaque souffle rappelait à la matière qu’elle avait existé. Les Aelran racontent que la réalité entière vibra à son rythme, et que, dans le chaos, son âme se fondit dans le Chant lui-même.

Alors, quelque chose se produisit : Le ciel s’ouvit — non par la main d’un dieu, mais par la résonance pure du Chant restauré. La voix de Lyr’Aenor devint lumière, et cette lumière monta, lente et claire, jusqu’à se fixer dans la voûte nocturne. Ainsi naquit Lyr’Aenor, la Pleureuse du Ciel, première étoile née non d’un dieu, mais d’un acte de mémoire. Elle ne fut pas créée : elle fut reconnue. Le monde, en l’entendant, grava son nom dans le ciel afin de se souvenir que le Chant pouvait se guérir lui-même.

Bien des ères plus tard, Eld’var, l’Éclair sans Ailes, se sacrifia pour briser le Chœur du Silence né de la guerre d’Astral. Elles ne se connurent jamais, mais leurs astres veillent côte à côte : Deux sacrifices séparés par les âges, deux réponses au silence — l’une pour recoudre, l’autre pour rallumer. Leur lumière conjointe forme l’Alliance des Deux Cœurs, symbole de la promesse que même sans dieux, le monde saura toujours chanter sa propre guérison.


Influence : les Aelran prient sous son éclat quand la réalité chancelle. Les Nains la vénèrent comme patronne des Réparateurs, et les Lireathi affirment que ses reflets calment les eaux du souvenir.

“Quand les dieux s’étaient tus,
Elle fit du silence un fil,
Et du fil, une étoile.”
Cantique du Fil Retissé, Aelran

⚡ Eld’var — L’Éclair sans Ailes

Couleur : or blanc Constellation : L’Alliance des Deux Cœurs Chant : Thalan’Var

Bien après la Fracture du Ciel naquit Eld’var, Skayan des Cimes Tempétueuses. Lorsque survint la Guerre d’Astral, la folie et la démesure des forces en présence déchirèrent la trame du Chant, et le monde sombra dans un silence absolu : Le Chœur du Silence venait de naître.

Dans ce monde muet où plus rien ne chantait, Eld’var s’éleva vers la plus haute tempête. Là, au cœur d’un ciel sans voix, elle invoqua le tonnerre une dernière fois. Et bien qu’elle n’eût point d’ailes, la foudre la porta. Elle s’embrasa, devint lumière, et rendit au ciel sa voix, au monde sa respiration. Alors que son éclat s’éteignait, les Aelran, témoins du prodige, entonnèrent leur chant le plus pur afin que le ciel l’accueille. Les étoiles répondirent — et Eld’var devint flamme éternelle, scellée dans la voûte céleste, au côté de Lyr’Aenor.


“Elle n’éteignit pas la tempête —
Elle lui rendit la parole.”

🩸 Rokhan Fils-de-la-Cendre — Le Roi-Forge

Couleur : rouge profond Constellation : Les Trois Soleils Chant : Ormah’Durath

Né après la Fracture du Ciel, Rokhan Fils-de-la-Cendre fut le premier à unir les clans dispersés des steppes d’Ormarr. Quand un Dragon des Cendres se leva pour effacer les Orcs, Rokhan alluma l’Ormah’Dur. Le feu vivant de son sang, et le fit brûler comme nul ne l’avait fait avant lui.

Son corps tout entier devint flamme, sa voix tonnerre. Le combat dura sept jours et sept nuits — Le ciel pleura des braises, la terre s’ouvrît, les montagnes tremblèrent.

Au matin du huitième jour, le Dragon des Cendres s’effondra, son cœur figé dans le roc, et son nom effacé du vent.

Mais Rokhan, ayant poussé la magie au-delà du possible, sentit la pierre envahir sa chair. Son dernier regard se leva vers le soleil levant, et, debout comme une tour de feu, il se changea en statue de cendre et de basalte.

Le monde entier demeura silencieux. Jamais être mortel n’avait défié un dragon, et nul n’en terrassa jamais plus après lui. Depuis ce jour, les dragons reconnaissent les Orcs comme les seuls dignes de leur respect.

Quand son bûcher fut allumé, la flamme monta si haut qu’elle toucha les nuées. Une étoile rouge apparut dans le ciel — et les Aelran la nommèrent Ormah’Durath, le Cœur qui ne faiblit pas.

Et selon les légendes, la statue de Rokhan se dresse encore quelque part, au cœur d’un désert de cendre, droite, brûlée, immobile, rappelant au monde qu’il n’est rien dont les Orcs ne soient capables.


“Quand la chair se consume, que reste-t-il ?
Le battement du feu.
Et ce battement, c’est Rokhan.”

🌊 L’Étoile Sans Nom — L’Héritage de Lirea

Couleur : argent pâle Constellation : Le Miroir d’Écume Chant : Anar’Liréen

Lorsque le nom de Lirea fut effacé du monde pour sauver Asha, même les vagues perdirent leur voix. Les mers se turent, les marées hésitèrent, et les souvenirs des flots commencèrent à s’effacer comme des songes mouillés.

Alors, dit-on, la Source elle-même — cette voix première que nul ne nomme, celle qui précéda même les Huit Primordiaux — Ecouta le silence du monde et y plaça une note, une seule. Une lumière fragile, née non d’un feu ni d’un souffle, mais du souvenir que porte l'oubli.

De cette note jaillit une étoile nouvelle, sans nom, sans mémoire, que même les dieux ne purent inscrire dans la trame du Chant. Elle existe entre deux battements du monde, visible seulement lorsque la mer et le ciel se confondent. Les Lireathi la voient parfois luire dans les flots nocturnes — argentée, puis bleue, puis noire, comme si elle respirait encore.

Aucune prière ne lui est adressée, car nul ne peut se souvenir d’elle. Pourtant, chaque fois qu’un nom s’efface, une lueur traverse le ciel d’Elserath. Une lueur traverse le ciel d’Elserath, et les vagues s’inclinent.

Les Aelran affirment que c’est la mémoire du Nom perdu, que la Source protège encore pour que rien, jamais, ne disparaisse tout à fait. Les Oracles des Abysses l’appellent l’Étoile Sans Nom, et les poètes disent que lorsqu’elle brille, les morts rêvent et les vivants se souviennent.


“Ce qui fut aimé ne s’efface pas.
Même le silence garde son reflet.”

⚫ Dravhen — L’Ombre Couronnée

Couleur : absence de lumière perceptible Symbole : cercle vide Autre nom : L’Étoile qui ne brille pas

Quand la Fracture du Ciel sépara les Primordiaux du monde, un fragment du Premier Feu fut rejeté hors du Chant. Ce fragment ne s’éteignit pas — il se renversa.

Ainsi naquit Dravhen, l’étoile sans flamme. Sa lumière est un paradoxe : elle ne se voit pas, mais son absence modifie la clarté autour d’elle. Là où Dravhen passe, les autres étoiles tremblent, et les astrologues affirment qu’elle “boit” la lumière du ciel pour la rendre au monde sous une autre forme, invisible.

Les Skayans disent que Dravhen parle dans le tonnerre, car nul écho n’existe sans silence avant lui. Les Orcs l’honorent comme la forge du courage — Celle où le feu s’éteint, mais où la volonté continue de brûler. Les Nains la nomment la Fonderie Noire et prétendent qu’un jour, lorsque toutes les forges du monde s’éteindront, elle rallumera le dernier feu.

Dravhen n’a pas toujours été visible. On dit qu’elle sommeilla pendant des âges, et qu’elle ne se manifesta que lorsque Lyr’Aenor se sacrifia pour retisser la trame du monde après l’Éclipse des Voix. Son apparition aurait été le signe que la lumière avait enfin reconnu son ombre.

Les Aelran voient en elle le souvenir du péché du Chant, la trace de la dissonance première que même Elyndra n’a pu effacer. Ils disent que lorsque Dravhen s’éveille pendant une éclipse, le monde tout entier respire à l’unisson — Car l’ombre et la lumière y retrouvent leur équilibre.

Les Lireathi, plus superstitieux, croient qu’elle veille sur les abysses de la mer, gardant prisonnières les mémoires qui ne doivent jamais remonter.

Les Hommes, enfin, la regardent avec crainte et fascination : Ils la décrivent comme “la couronne de la nuit”, symbole de l’orgueil puni et de la rédemption par la mémoire.

Nul ne sait si Dravhen pense, ou rêve. Mais lorsque l’éclipse s’achève, et que la lumière du monde revient, beaucoup jurent percevoir, dans la brève seconde qui précède l’aube, une pulsation sombre dans le ciel — comme un battement de cœur sous la peau du monde.


“Dravhen ne cherche pas à briller.
Elle rappelle à la lumière qu’elle n’est jamais seule.”
— Inscription ancienne d’Elyndarion

🌑 Tharmûn — Le Cœur Fendu

Couleur : rouge sombre Symbole : cercle brisé Autre nom : La Plaie du Monde

Lorsque survint la Fracture du Ciel, le Chant se brisa, et la Source, pour la première fois, connut la douleur.

Ce n’est pas elle qui enfanta les Titans — Ce sont ses pleurs de feu, ses larmes de matière, qui prirent forme dans le tumulte du monde déchiré.

Les Titans furent ainsi les premiers témoins de la rupture, et les gardiens involontaires de sa cicatrice. Ils marchaient entre les cendres et les flammes, portant en eux la colère, la tristesse et la mémoire de ce qui venait d’être perdu.

Mais même eux, forgés de douleur, ne purent supporter la plainte du monde. Leur cri monta vers le ciel, un cri si profond qu’il fendit la trame de la nuit. De cette fissure naquit Tharmûn, étoile rouge et palpitante, battement vivant du deuil de la Source. Elle ne brille pas : elle bat. Chaque pulsation rappelle au monde que la création s’est bâtie sur une plaie jamais refermée. Les Orcs disent qu’ils entendent son cœur dans le tonnerre de leurs tambours, et que leur magie du sang — l’Ormah’Dur — n’est que l’écho affaibli du feu qui brûle en elle. Pour eux, Tharmûn est la preuve que toute souffrance peut être force, et que la douleur du monde n’est jamais vaine.


“Tant que Tharmûn brûlera,
Le monde se souviendra de sa blessure —
Et tant qu’il s’en souviendra, il vivra.”

🌌 Ordre et Symbole Céleste

Figure du Marteau Ailé — lecture commune

Les six astres forment dans le ciel la Figure du Marteau Ailé :

  • Lyr’Aenor en est le centre et le manche de lumière.
  • Eld’var et Rokhan en dessinent les ailes de feu.
  • L’Étoile Sans Nom et Dravhen forment la tête du marteau, entre mer et silence.
  • Tharmûn, à la pointe inférieure, est la frappe rouge : le coup du monde sur lui-même.

2. Les étoiles ordinaires

Conclusion cendrée — la majorité des feux n’est pas magique

Toutes les autres étoiles, innombrables, ne sont pas magiques. Les Cendrés furent les premiers à l’affirmer :

« Si les six étoiles chantent, les autres se souviennent seulement du silence. »

Elles sont des soleils lointains, chacun entouré de mondes peut-être semblables à Elserath. Les Cendrés ont compris, par la réfraction du verre et les mesures du Spectre Harmonique, que ces lumières bougent — preuve que la Source a créé non un monde, mais un univers entier, dont le Système d’Elyar n’est qu’un Chant parmi d’autres.


3. 🌠 Les Grandes Constellations du Chant

⚒️ La Figure du Marteau Ailé

Constellation souveraine — visible depuis toutes les mers

Formée des six Étoiles qui Chantent — Lyr’Aenor, Eld’var, Rokhan, L’Étoile Sans Nom, Dravhen et Tharmûn.

Elle domine tout le ciel d’Elserath, visible depuis toutes les mers.

  • Lyr’Aenor en est le manche lumineux, la pureté du tissage.
  • Eld’var et Rokhan en forment les ailes de feu, flamboyantes et mobiles.
  • L’Étoile Sans Nom et Dravhen tracent la tête du marteau, entre mémoire et silence.
  • Tharmûn, en frappe rougeoyante, pulse à la base — le battement du monde.

Les Aelran disent qu’à la pleine résonance des six astres, le ciel entier respire avec la Source.

💞 L’Alliance des Deux Cœurs

Fil argent et or — la plus belle figure à l’œil nu

Au centre du Marteau Ailé. C’est la plus belle des figures visibles à l’œil nu, un fil argent et or relié par une lumière pâle.

  • Lyr’Aenor, la Pleureuse du Ciel — l’étoile argentée.
  • Eld’var, l’Éclair sans Ailes — la flamme dorée.

Autour, trois étoiles ordinaires (nommées par les Skayans) complètent l’arc de lumière :

  • Vaen, “l’Aile Haute”
  • Orris, “le Vent qui Reste”
  • Khaël, “la Note qui se tait”

Les Skayans voient dans cette alliance la promesse que toute dissonance peut devenir lumière si elle ose le silence.

🔥 Les Trois Soleils

Constellation méridionale — visible depuis Ormarr

Constellation méridionale, visible surtout depuis les Steppes d’Ormarr.

  • Rokhan Fils-de-la-Cendre en est le cœur rouge, le Soleil de la Mémoire.

Autour de lui brillent deux étoiles ordinaires :

  • Ghorûn, “le Marteau Endormi” — jaune doré, lente et stable.
  • Vaedra, “la Lance de Braise” — rouge orangé, clignotante comme une forge battante.

Les Orcs disent que ces trois flammes sont les feux frères : Un qui brûle pour le passé, un pour le combat, un pour l’avenir. Leur prière de guerre se termine toujours ainsi :

“Que les Trois Soleils nous voient, et sachent que nous brûlons encore.”

🌊 Le Miroir d’Écume

Constellation des marées — guide des traversées

Visible à l’est, au-dessus de la Mer de Lysséa.

Composée de l’Étoile Sans Nom et de cinq étoiles pâles — Seyra, Tamar, Avel, Lunith, Oréa. Elles dessinent une ellipse parfaite, semblable à une vague qui se referme.

Les Lireathi y voient le souvenir de celle dont le nom fut effacé, la Mère des Océans. Ils disent :

« Ce qui s’oublie en surface demeure dans la profondeur. »

Les navigateurs la suivent pour traverser la Mer des Brumes — on dit que si le Miroir se reflète sans trouble dans les flots, la traversée sera sûre.

🌌 Les Constellations Mortelles (étoiles ordinaires)

🜙 Le Voile de Verre

Constellation découverte par les Arcanistes de Verre. Un croissant d’étoiles bleutées dessinant la silhouette d’un prisme brisé. Ils y voient la Trace des Arches d’Astral, le souvenir du Chœur du Silence.

“Même la lumière se souvient de ses erreurs.”

🕊️ La Couronne du Doute

Formée de sept étoiles blanches très fines, à peine visibles. Les Hommes d’Altherion l’ont nommée ainsi en mémoire du don de Nareth. Elle se trouve au nord du ciel, juste au-dessus du Marteau Ailé.

Chaque étoile porte un nom de vertu : Raison, Courage, Compassion, Silence, Espoir, Justice, Libre-Voix. Les Héritiers du Chant disent :

“Quand la Couronne tremble, un roi ment.”

⚡ La Lance des Tempêtes

Tracée par neuf étoiles brillantes qui semblent jaillir du nord-ouest vers le sud. Les Skayans prétendent qu’elle fut plantée par Thal, le Primordial du Tonnerre et du Mouvement, pour fendre le ciel et en libérer la respiration.

Lorsqu’un orage éclate sous son axe, on dit que « la Lance parle » — et que le tonnerre n’est alors pas un bruit, mais un mot ancien du Chant.

Les Skayans se rassemblent souvent au début de la saison des vents pour saluer cette constellation : ils lèvent leurs lances vers elle et prononcent la prière du ciel ouvert :

« Que le vent écoute, et que le feu réponde. »

🌿 Le Souffle Sylvain

Cercle diffus d’étoiles vert pâle visible au-dessus de Virelia. Les Wyveriens y voient un dragon endormi, queue enroulée autour d’un arbre cosmique.

Constellation liée au passage des saisons : quand le Souffle se dissout à l’horizon, l’hiver commence.

⛏️ Le Cœur de Pierre

Figure du sud profond, observée par les Nains de Kar’Drath. Cinq étoiles rouges et une jaune tracent une enclume vue de face. Ils y voient le cœur de Kaelgor, battant encore dans la nuit.

“Quand le Cœur de Pierre s’embrase, les forges s’éveillent.”

🌘 La Marche des Ombres

Bande d’étoiles ténues qui serpente à travers le ciel, de l’ouest à l’est. Les Aelran disent que ce sont les âmes des anciens Chanteurs, marchant vers le Silence.

“Nous marchons entre lumière et oubli, et le ciel trace nos pas.”

Les navigateurs la nomment aussi la Route des Âmes, car elle guide les voyages nocturnes d’ouest en est.