🩸 Annexe X - Les Orcs

Héritiers de la douleur

1. 🩸 Origine — Enfants de la Chair Brisée

« Que le feu soit notre frère, non notre tombe. »
Serment de Rokhan Fils-de-la-Cendre, Roi-Forge d’Ormarr

Quand les Titans tombèrent, le monde gémit.

Leur chair se mêla à la pierre, leur sang aux rivières, et de cette douleur naquirent des êtres debout, dont la force égala la rage des montagnes.

Ainsi vinrent au monde les Orcs — les Enfants de la Chair Brisée, nés non d’un chant, mais d’un cri.

Les Orcs ne furent pas créés par un Primordial. Aucun dieu, aucune Source ne chanta leur nom. Ils émergèrent après la Fracture du Ciel, lorsque les Titans, personnifications de la souffrance de la Source, furent consumés par leur propre fureur et que leurs corps se changèrent en collines, plaines brûlées et veines de métal.

Leur chair prit vie là où la terre saignait encore : dans les Steppes d’Ormarr, terres de cendres et de roches sombres. De ces plaies du monde jaillit la première génération orc.

Ils ne reçurent ni bénédiction, ni directive divine. Ils apprirent seuls à marcher, à lutter, à transmettre : à comprendre que survivre, c’est déjà prier.

« Nous ne venons pas des dieux. Nous sommes ce que la douleur a échoué à briser. »

2. Nature et Essence — Le Feu dans la Chair

Les Orcs sont les enfants de la souffrance de la Source, nés non de sa lumière, mais de ses cicatrices.

Ils portent en eux :

  • La rage des Titans.
  • Leur endurance.
  • Mais aussi une mélancolie profonde : la mémoire sourde de géants qui n’ont jamais été compris.

Contrairement aux peuples issus du Chant, les Orcs furent peu affectés par l’Éclipse des Voix : n’étant pas nés d’un Primordial, ils ne perdirent aucune mélodie d’origine. Lorsque le Chant se tut, leur essence brutale, forgée dans la douleur, demeura stable, comme un battement de cœur obstiné.

Ils disent :

« Quand les cieux pleurent, nous écoutons la terre respirer. »

Leur force n’est pas qu’une affaire de muscles. C’est un refus : celui de plier. Leur mémoire se transmet par le Récit du Sang, chant guttural récité autour des feux, où chaque nom rappelle que rien n’est oublié — ni la gloire, ni la faute.


3. Description Physique

Aspect Détail
Taille 2 m à 2,40 m, ossature massive, musculature lourde.
Peau Verte, olive ou cendre sombre, parfois marbrée de rouge ou de noir.
Mâchoire Canines inférieures surdéveloppées, visibles même bouche fermée.
Yeux Ambre, rouge ou doré, souvent brillants près du feu.
Cheveux Noirs ou bruns épais, tressés ou rasés selon les clans.
Longévité Jusqu’à 150 ans.

Particularités

  • Corps tatoué de cendres brûlées : chaque marque scelle un serment, une bataille, un deuil.
  • Aura : chaude, vibrante ; leur cœur bat lentement, comme un marteau frappant la même enclume depuis toujours.
  • Posture : massive mais droite, silhouette faite pour encaisser, pas pour fuir.

Un vieux proverbe d’Ormarr dit :

« Si tu veux savoir où est la terre la plus solide, regarde où un Orc se tient debout. »

4. Royaumes et Société — Les Steppes d’Ormarr

Les Orcs habitent les Steppes d’Ormarr, au sud-ouest du continent : des plaines brûlées, zébrées de roche sombre, de poussières d’ambre et de cicatrices encore chaudes de la Fracture du Ciel.

Ils bâtissent peu de cités fixes. Leur peuple vit majoritairement dans des bastions mouvants, érigés sur le dos des chameaux-éléphants, ou dans des camps de guerre itinérants qui suivent les lignes de feu et de vent.

Korr-Maen — Le Cœur Forgeron (Cité Mobile)

Korr-Maen, le Cœur Forgeron, est leur capitale mobile : une ville entière montée sur une centaine de chameaux-éléphants, constamment en marche à travers Ormarr.

Korr-Maen est :

  • Un sanctuaire,
  • Une forge,
  • Un champ d’entraînement.

Là, le battement des marteaux tient lieu de cloches, et les enfants apprennent à tenir le fer avant même la plume.

Thrak’Korl — La Cité aux Mille Feux

Thrak’Korl est la seule cité fixe des Orcs.

Bâtie au-dessus d’anciennes failles volcaniques, elle est organisée autour de cratères et de puits de feu dont les lueurs teintent en rouge les nuits d’Ormarr.

Ses forges brûlent nuit et jour. Ses remparts sont faits de métal noirci et de roche. Ses places sont pavées de plaques de fer gravées de serments.

Les Orcs disent :

« Quand le monde oubliera notre nom, Thrak’Korl brûlera encore. »

C’est là que se tiennent les grands Conseils de Clans, et que reposent, sous des dalles de cendre et de métal, les cendres des Korr-Thanes défunts.


5. Clans et Structure Sociale

Le peuple orc se divise en cinq grands clans, chacun héritier symbolique d’un Titan :

  • Sang-Cendre

    — Les Sang-Cendre vivent là où la terre brûle encore de ses anciennes colères : volcans assoupis, champs de scories, failles rougeoyantes.

    Ils sont les héritiers directs de la relation orque au feu, non comme outil, mais comme frère dangereux. Chez eux, la forge n’est pas un lieu de travail : c’est un champ de bataille immobile.

    Leurs forgerons sont aussi des combattants. Chaque arme est éprouvée par le porteur qui l’a forgée, chaque armure testée dans le feu réel avant d’être portée au combat. Ils maîtrisent mieux que tout autre clan l’Ormah’Dur, qu’ils considèrent comme une flamme à discipliner plutôt qu’à libérer.

    En guerre, les Sang-Cendre sont l’avant-garde lente et implacable. Ils avancent sans précipitation, protégés par des plaques de métal chauffé, leurs coups écrasant les lignes ennemies comme un effondrement de roche en fusion. Là où ils passent, le sol reste chaud longtemps après la bataille.

  • Main-de-Pierre

    — Les Main-de-Pierre sont ceux qui donnent une forme durable à la volonté orque.

    Ils bâtissent des forteresses mobiles, des camps capables de se démonter et de se déplacer, des murailles qui respirent avec la terre. Leur savoir mêle pierre, métal et Chant ancien — non pour embellir, mais pour tenir.

    Ils parlent peu, frappent rarement… mais quand ils frappent, c’est avec une précision écrasante. Leur spécialité est la guerre défensive : tenir un passage, refermer une vallée, transformer un terrain en piège mortel. Leurs marteaux servent autant à bâtir qu’à broyer des armures.

    Sur le champ de bataille, les Main-de-Pierre forment le noyau dur : boucliers lourds, lignes compactes, progression méthodique. Ils ne chargent pas. Ils avancent, et l’ennemi recule ou se brise.

  • Hurle-Foudre

    — Les Hurle-Foudre sont l’élan brut des Orcs.

    Ils vivent dans les hauteurs, les steppes ouvertes, les zones balayées par les vents violents. Leur art de la guerre repose sur la vitesse, le choc et la désorientation. Leur cri de guerre n’est pas un simple hurlement : c’est une arme.

    Ils s’entraînent à combattre en courant, à frapper en hurlant, à charger en rupture totale. Leurs voix portent loin et brisent le moral avant même le premier impact. Certains disent que leurs cris résonnent encore après leur mort, mêlés au tonnerre.

    Au combat, les Hurle-Foudre sont la pointe qui perce. Ils frappent vite, fort, sans laisser à l’ennemi le temps de comprendre. Mais contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas incontrôlables : leur fureur est dirigée, canalisée vers l’instant décisif.

  • Lame-Verte

    — Les Lame-Verte sont les Orcs qui connaissent la terre comme un être vivant.

    Ils vivent dans les plaines, les steppes herbeuses, les routes des chameaux-éléphants, qu’ils élèvent et protègent. Leur rapport à la guerre est indissociable du territoire.

    Ils sont chasseurs, pisteurs, éclaireurs… mais toujours guerriers. Ils savent quand frapper, quand se retirer, quand laisser l’ennemi s’épuiser contre le monde lui-même. Ils combattent souvent à pied, au milieu des bêtes, utilisant le terrain comme une arme.

    En temps de guerre, les Lame-Verte sont les yeux et les flancs de l’armée orque. Ils coupent les routes, protègent les convois, frappent là où l’ennemi se croit en sécurité. Leur force n’est pas l’écrasement, mais l’endurance intelligente.

  • Marqueurs

    — Les Marqueurs sont la mémoire vivante des Orcs.

    Ils inscrivent l’histoire non dans des livres, mais dans la chair : tatouages de sang, cicatrices rituelles, marques gravées au feu. Chaque trace raconte une bataille, une promesse, une perte ou une victoire.

    Mais ils ne sont pas de simples scribes. Chaque Marqueur est un combattant aguerri, car nul ne peut porter le Récit sans avoir versé son sang. Leur rôle est double : se battre et se souvenir. Sur le champ de bataille, ils observent autant qu’ils frappent.

    Après la guerre, ce sont eux qui décident ce qui sera retenu et ce qui sera laissé à l’oubli. Leur parole fait autorité, car sans mémoire, les Orcs redeviendraient des fragments de Titans errants. Les Marqueurs sont le fil qui empêche le peuple de se perdre dans sa propre violence.

Chaque clan élit un Thûr, chef de guerre et de parole, porteur de trois devoirs :

  • Protéger le clan.
  • Décider lors des conflits.
  • Se taire quand la fureur menace la sagesse.

Mais tous répondent à un seul titre, lorsqu’il est porté : Le Korr-Thane.

Titre donné au plus grand des Thûr, celui dont le silence inspire plus que cent discours.

Le premier et plus célèbre d’entre eux est Rokhan Fils-de-la-Cendre, appelé le Roi-Forge, seul mortel à avoir terrassé un Dragon de Cendre et à avoir uni les clans d’Ormarr.

🔥 Les Trois Piliers du Peuple Orc

Au-delà des clans, trois rôles sacrés structurent la société orc. Ils ne sont pas des titres héréditaires, mais des voix du monde.

  • Les Chamans des Os Rouges — les Voix de la Sagesse.
  • Les Forgerons Rouges — les Héritiers du Feu Draconique.
  • Le Porteur du Tambour de Sang — le Battement du Peuple.

🩸 Les Chamans des Os Rouges — « Ceux qui Écoutent l’Ancien Feu »

Les Chamans des Os Rouges ne commandent jamais. Ils conseillent.

Leur titre vient des éclats d’os pétrifié qu’ils portent, issus des Titans et rouges comme la braise. Ils sont les gardiens :

  • des récits anciens,
  • des cicatrices du monde,
  • du souvenir des premiers Orcs nés de la pierre et du sang.

Ils lisent les cendres, non pour prédire l’avenir, mais pour discerner les fractures du présent.

Leur maxime :

« Le feu parle à qui sait se taire. »

🔥 Les Forgerons Rouges — « Héritiers des Dragons de Cendre »

Lorsque Rokhan terrassa le Dragon de Cendre, un pacte fut scellé : la Confrérie du Feu Fraternel. Depuis ce jour, certains Orcs reçurent une connaissance interdite :

La Forge Vivante — l’art de travailler le métal comme une chair brûlante, de mêler:

  • cendre draconique,
  • minerai noir,
  • battement du cœur du forgeron.

Les Forgerons Rouges ne créent pas des armes — ils accouchent d’elles. Chaque marteau frappé doit être accompagné d’un souffle contrôlé, comme si l’Orc imitait le Souffle de Cendre des Dragons.

Leurs œuvres sont rares, souvent uniques :

  • épées qui respirent encore la chaleur,
  • armures tièdes comme une braise sous la peau,
  • lames qui s’embrasent lorsque l’Ormah’Dur s’éveille.

Ces forgerons sont révérés, jamais commandés.

🩸 Le Porteur du Tambour de Sang — « Le Cœur du Peuple »

À chaque génération, un seul Orc est choisi par les clans réunis pour porter le Tambour de Sang — un instrument immense, tendu d’une peau devenue pierre.

Ce tambour ne donne pas un rythme : il donne une direction.

Lorsqu’il résonne :

  • les armées marchent,
  • les clans se rassemblent,
  • l’Ormah’Dur s’éveille dans les veines de milliers d’Orcs.

On dit qu’un seul battement suffit à faire taire une bataille ou à en déclencher cent autres.

Le Porteur ne commande personne — mais personne ne peut l’ignorer.

« Là où bat le Tambour, là marche le peuple. »

🔥 L’Équilibre

Les Thûr mènent.

Les Chamans avertissent.

Les Forgerons transmettent.

Le Tambour rassemble.

Et au-dessus de tous, un seul nom peut unir ou briser le destin d’Ormarr :

Le Korr-Thane.


6. Ormah’Dur — Le Souffle Rouge

Grand Maître : Rokhan Fils-de-la-Cendre, Roi-Forge d’Ormarr

Ormah’Dur est la magie de la vie brûlante, celle qui coule dans les veines du monde.

Les Orcs y voient l’héritage vivant des Titans — non pas comme des dieux, mais comme la personnification de la souffrance de la Source.

Essence

Ormah’Dur relie :

  • La chair à la volonté.
  • La vigueur à la mémoire.
  • Le courage au prix à payer.

Les chamans orcs disent qu’elle éveille la forge intérieure, que chaque battement de cœur est un marteau, et que le sang est la braise du courage.

Effets

Ormah’Dur n’augmente pas seulement la force : il fait du corps un écho vivant des Titans.

Lorsqu’il est éveillé, Ormah’Dur permet de :

  • Incarner la puissance titanesque : les muscles se tendent comme de la pierre chauffée, et chaque mouvement porte le poids du monde.
  • Devenir insensible à la fatigue et à la douleur : le corps cesse d’entendre la souffrance, et seule demeure la volonté.
  • Régénérer les blessures, même mortelles : le sang brûle les plaies de l’intérieur, les cautérise, et parfois reforme la chair brisée.
  • Ignorer les températures extrêmes : volcan ou blizzard, lave ou glace éternelle, rien ne peut altérer un porteur enflammé par Ormah’Dur.
  • Devenir un brasier vivant : la peau chauffe, rougit, puis luit comme un métal au rouge, et le souffle se change en vapeur brûlante.
  • Frapper avec le Feu du Monde : chaque coup porté peut libérer un déluge de braise et d’étincelles, assez puissant pour fendre la pierre ou embraser l’air.

Mais chaque utilisation laisse une cicatrice sombre, une zone où la chair se fige, devient dure comme la pierre.

Lorsque le corps entier en vient à être marqué :

  • L’utilisateur se change en pierre vivante,
  • Condamné à demeurer debout, immobile,
  • Gardien éternel du feu qu’il a trop souvent invoqué.

Car Ormah’Dur est un pacte : celui de porter une part du fardeau du monde.

Après la Grande Dissonance — La Flamme Blanche

Après la Grande Dissonance, certains chamans des Os Rouges et Forgerons Rouges cherchèrent une voie moins destructrice pour porter le feu du monde. En observant les braises qui refusent de s’éteindre après la bataille, ils apprirent à tempérer le Souffle Rouge jusqu’à ne plus le laisser déborder : ainsi naquit une nouvelle forme d’Ormah’Dur, appelée la Flamme Blanche.

La Flamme Blanche n’est pas un autre pouvoir, mais le même feu, apaisé. Elle ne se manifeste pas par des flammes rugissantes, mais par une lueur claire sous la peau et une chaleur douce qui se répand dans le corps.

  • Elle améliore les sens et la concentration : l’ouïe se fait plus fine, la vision plus nette, la pensée plus calme.
  • Elle purge le corps et l’esprit des poisons, toxines et magies malveillantes, comme si le feu intérieur brûlait les impuretés sans consumer la chair.
  • Elle accélère légèrement la régénération des blessures physiques, en aidant le corps à se ressouder au lieu de le forcer.

Surtout, la Flamme Blanche n’engendre pas les cicatrices pétrifiantes du Souffle Rouge : nul basalte ne gagne la peau, nul destin de statue vivante n’attend ceux qui la portent. Son prix est plus discret : une mélancolie profonde, comme si l’âme se souvenait de tout ce qu’elle a brûlé pour guérir.

Depuis la Grande Dissonance, nombre de chamans enseignent que le Souffle Rouge appartient à la guerre, tandis que la Flamme Blanche appartient à ceux qui gardent et réparent. Les deux restent Ormah’Dur — deux couleurs d’un même feu.

Les Orcs disent :

« Les plus anciens maîtres d’Ormah’Dur dorment debout, le cœur encore battant dans le granit. »

🩸 Le Serment Rouge — Le Pacte du Feu et du Sang

Le Serment Rouge est l’un des plus anciens serments orcs. Antérieur aux clans eux-mêmes, plus ancien que les forges d’Ormarr, il est transmis à une seule personne par génération — parfois moins.

Il ne s’agit ni d’une prière, ni d’un serment de loyauté : c’est un pacte conclu avec le monde lui-même, héritage direct de la souffrance des Titans dont les Orcs sont issus.

Ce serment ne peut être reçu que par un Orc dont la volonté égale la braise, la chair accepte la cicatrice, et le sang porte la mémoire.

🔥 Origine du Serment

Lorsque Rokhan Fils-de-la-Cendre terrassa le Dragon de Cendre après sept jours et sept nuits de combat, sa victoire bouleversa le monde des flammes. Les Dragons de Cendre reconnurent alors les Orcs comme les seuls mortels dignes de leur respect, et s’inclinèrent devant lui en prononçant leur propre pacte : La Confrérie du Feu Fraternel.

Mais avant même ce moment, Rokhan portait un serment plus ancien : un serment hérité des premières générations d’Orcs, nés du sang pétrifié des Titans.

Ce serment fut nommé **Or’Mahru** — le Feu qui se souvient. Les Nains le traduisirent plus tard par Serment Rouge.

Rokhan fut son porteur… Puis personne durant des siècles. Le serment exige un cœur que la honte, la peur et l’orgueil n’effleurent plus.

Jusqu’à Tharok.

🩸 Nature du Serment Rouge

Le Serment Rouge n’est pas prononcé, transmis ou accordé par un être vivant. Il s’incarne.

Lorsqu’il choisit un porteur, nul rituel n’a lieu, nul témoin n’est requis. La chair elle-même réagit — comme si le monde frappait la peau de l’intérieur. Une brûlure nette apparaît sur le cœur, sans lame, sans main, sans magie.

Cette marque est appelée : La Marque du Premier Feu.

Elle n’est ni cicatrice ni tatouage, mais un accord silencieux : le feu ancien reconnaît un esprit capable de porter sa mémoire.

À partir de cet instant, trois dons commencent à s’éveiller… et trois fardeaux s’abattent.

🔥 Les Trois Dons du Serment Rouge

  1. Le Cœur qui ne Cède Pas

    Le porteur peut résister à la douleur, à la fatigue et à la peur bien au-delà du possible. Son cœur bat lentement, profondément, comme un marteau sur l’enclume du monde.

  2. Le Sang qui s’Embrase

    En combat, son sang peut s’enflammer dans ses veines : non pour tuer, mais pour nourrir sa volonté et étouffer la mort. Ce n’est pas de la magie : c’est l’éveil de l’Ormah’Dur dans sa forme la plus brute.

  3. Le Regard du Premier Feu

    Le porteur du Serment Rouge voit la vérité du monde comme un artisan du feu voit la fissure dans le métal.

    Il peut discerner :

    • Les points de rupture d’un être ou d’un objet.
    • Les faiblesses d’une structure.
    • La faille dans une volonté.
    • La fracture dans une intention.
    • La dissonance dans un chant ou une magie.

    Pas pour exploiter, mais pour savoir où frapper pour que le monde se réaccorde.

    Les Nains disent : « Ses yeux lisent le métal comme nous lisons les runes. »

    Les Aelran disent : « Il voit les blessures du monde. »

    Ce don est redoutable — et terrifiant pour ceux qui croisent son regard.

🩸 Les Trois Fardeaux

  1. Le Poids du Souvenir Brûlant

    Le porteur ressent dans sa propre chair les cicatrices anciennes du monde : tempêtes, dissonances, fractures du Chant.

    Chaque blessure du monde résonne en lui comme une brûlure. Plus il endure, plus son sommeil se rétrécit, jusqu’à parfois disparaître totalement.

  2. La Mort Différée

    Chaque fois qu’il réveille l’Ormah’Dur à travers son cœur, une part de sa chair se durcit. Le Serment Rouge accélère la pétrification finale, la fin naturelle des plus grands maîtres orcs.

  3. Le Silence des Lignes

    Le Serment Rouge coupe progressivement le porteur des énergies subtiles du monde.

    • Les voix de ses ancêtres deviennent lointaines.
    • Les chants orcs résonnent moins fort.
    • Les compagnons disent sentir autour de lui un « vide chaud ».
    • Les chamans peinent à lire son avenir ou son essence.

    Ce n’est pas une malédiction. C’est le prix du pacte : porter le feu revient à s’éloigner de tout ce qui pourrait l’éteindre. Le porteur avance toujours plus seul.

🩸 Transmission du Serment Rouge

Non par les clans. Non par les chamans. Mais par le monde lui-même.

Le Serment Rouge n’est pas transmis comme un titre, un héritage ou un honneur. Il n’est pas décidé par un chef, un chaman ou un clan.

Il ne peut pas être demandé. Il ne peut pas être enseigné. Il ne peut pas être refusé.

Le Serment Rouge choisit.

🔥 1. Le Choix du Monde

Le Serment Rouge est un pacte né de la chair des Titans, des cicatrices de la Source et des fractures anciennes d’Elserath.

Ainsi, lorsqu’un nouveau porteur doit naître, ce n’est pas un peuple qui décide. C’est le monde.

Un instant précis se produit, toujours lors d’un événement où l’équilibre menace de rompre :

  • Une fissure cosmique,
  • Un volcan qui s’éveille,
  • Une bataille dont dépend un peuple,
  • Un souffle d’Ormah’Dur réveillé dans l’air lui-même,
  • Ou une dissonance si forte que la pierre gémit.

Alors, le feu du monde reconnaît un être.

Un Orc — parfois jeune, parfois âgé, parfois même brisé — sent soudain son sang battre au rythme des Titans morts.

Sa vision se trouble. La terre sous ses pieds tremble légèrement. Et un filament rouge, mince comme un fil de forge, marque sa peau d’une brûlure nette et indélébile.

Là commence le Serment Rouge.

🩸 2. Le Signe de la Reconnaissance

Sur le cœur apparaît une marque : un trait vertical d’un rouge profond, comme si un éclat de magma avait été inséré sous la peau.

Cette ligne n’est ni rune ni cicatrice. C’est un accord : Le monde a trouvé un nouveau porteur.

Les Orcs disent alors : « Le feu a parlé. »

Les chamans savent qu’ils ne peuvent rien y faire : aucune prière ne peut annuler le choix, aucune magie ne peut l’altérer, aucun clan ne peut le contester.

🔥 3. La Transfiguration Initiale

Dans les jours qui suivent, trois signes apparaissent :

  • Le Pouls du Titan : Le cœur bat plus lentement, plus fort, comme une enclume frappée sous la peau.
  • Le Sang Lumineux : La nuit, le porteur voit ses veines pulser d’un éclat rouge sombre.
  • Le Regard du Premier Feu : Ses yeux prennent cette lueur qui permet de percevoir les failles, fissures et dissonances du monde.

À partir de cet instant, il n’est plus un Orc ordinaire, mais le porteur d’un pacte ancien, réveillé par les cicatrices du monde.

🩸 4. Aucun Rituel. Aucun Témoin.

Contrairement aux légendes, le Serment Rouge ne se transmet jamais lors d’une cérémonie. Il n’existe pas de rite, pas d’initiation, pas d’épreuve.

Certains porteurs sont choisis au cœur de la bataille. D’autres en plein sommeil. Un seul le fut un jour en frappant une pierre dans une forge silencieuse.

Les Orcs disent : « Le Serment est un feu. Il brûle où il veut. »

🔥 5. Les Portes du Serment

Lorsqu’un porteur meurt — soit de pétrification, soit de combat — le Serment retourne au monde.

  • Il disparaît de la chair.
  • S’éteint comme une braise.
  • Et la marque devient cendre.

Pendant un instant, le sol de tout Ormarr frémit : un souffle ancien traverse la plaine.

Et quelque part, un autre être — parfois Orc, parfois, très rarement, un autre vivant marqué d’Ormah’Dur — sent la brûlure sacrée s’éveiller.


7. Croyances, Rites et Héritage Spirituel

Les Orcs ne croient pas en la paix : ils croient en l’équilibre.

Pour eux, la vie est un champ de bataille où chaque coup forge l’âme.

Ils ne séparent pas : le sacré du quotidien, la forge de la prière, la guerre de la méditation.

Le souffle, la lutte, la forge et la mort sont quatre visages d’un même feu.

🩸 Les Chants de Guerre — Voix du Fer et du Sang

Le chant orc n’est pas un hurlement de rage, mais une prière en marche.

Avant chaque bataille :

  • Les guerriers frappent leurs armes sur leurs boucliers,
  • En rythme avec leur cœur,
  • Jusqu’à ce que le son devienne un grondement continu.

Les paroles varient selon les clans, mais toutes les litanies se terminent par :

« Que nos pas soient lourds, que notre sang soit juste, que la terre se souvienne. »

Les Nains de Kar’Drath racontent qu’à la Bataille des Sables Rouges, où Orcs et Cendrés tinrent la ligne contre la Dissonance, le chant d’Ormarr fit vibrer la pierre elle-même, et que les forges du monde battirent au même rythme qu’eux.

⚙️ Rituel du Sang et du Marteau

Chaque Orc doit mériter sa force.

Aucune naissance ne confère de droit, aucun héritage n’assure le respect. Seuls les actes forgent l’identité.

Quand un enfant atteint l’âge de lever un marteau :

  • On lui bande les yeux,
  • On le conduit à la Forge du Clan,
  • On place devant lui un lingot incandescent.

Il doit frapper jusqu’à ce que le métal chante d’une note claire. Cette note devient son Nom de Feu.

C’est ce nom qu’on prononce à sa mort, c’est celui qu’on grave sur les Tambours de Sang.

Le rituel est suivi d’un festin silencieux : non pour fêter, mais pour remercier la terre d’avoir accepté un nouveau battement de cœur.

🕯️ Funérailles de Cendres

La mort n’est pas une fin : c’est une fusion.

Les corps orcs ne sont jamais enterrés :

  • Ils sont brûlés sur des autels de fer.
  • Les Chamans des Os Rouges mêlent leurs cendres à celles des forges.

On dit que :

  • Les flammes deviennent plus claires pour les âmes sans honte.
  • Plus sombres pour celles qui ont fui la bataille ou menti à leur sang.

Les cendres sont ensuite versées dans la terre des steppes, afin que la poussière d’Ormarr se nourrisse de leur force.

« Le feu rend à la terre ce que la chair lui a pris. »

🥁 Le Tambour de Sang

Il n’existe pas un tambour par clan. Il n’en existe qu’un seul.

Le Tambour de Sang est l’instrument le plus sacré d’Ormarr :

  • immense,
  • tendu d’une peau devenue pierre,
  • gravé des cendres des anciens Korr-Thane.

Il est gardé au centre des steppes, et nul clan ne peut en revendiquer la possession.

À chaque génération, un unique Orc est désigné par les clans réunis :

Le Porteur du Tambour de Sang.

Il ne commande pas — mais lorsque le Tambour résonne :

  • les clans marchent ensemble,
  • les guerres cessent ou s’enflamment,
  • l’Ormah’Dur s’éveille dans des milliers de cœurs.

Le Tambour n’annonce que trois événements :

  • l’union des clans,
  • la marche vers la guerre,
  • la chute d’un peuple.

Sa vibration n’est pas un rythme, mais une direction.

Les Aelran affirment que son écho traverse le Chant du Ciel, et que chaque battement est ressenti jusque dans la pierre du monde.

« Là où bat le Tambour, là marche Ormarr. »

8. Histoire et Âges des Orcs

Période Événements Majeurs
Avant la Fracture Les Orcs n’existent pas encore ; le monde souffre déjà.
Après la Fracture Les Titans se changent en reliefs, et les Orcs naissent des cicatrices du monde.
Guerre des Trois Soleils Les clans se déchirent ; de ce chaos émergera plus tard la figure de Rokhan.
Guerres d’Astral Les clans se partagent. Ils se battent pour la survie de l’équilibre, ni pour ni contre la magie.
Chœur Silencieux Beaucoup périssent sous les tempêtes nées du ciel, mais leurs chants de guerre sont parmi les derniers à résonner avant le silence total.
Grande Dissonance Les Orcs sont en première ligne. Leur endurance et l’Ormah’Dur font d’eux une barrière vivante contre les marées nécrotiques.

Les Nains et les Cendrés reconnaissent encore que, sans les Orcs, les lignes auraient cédé plus tôt.


9. Alliances — Feu, Pierre et Cendre

⛏️ Nains — Frères du Feu Sourd

Entre Orcs et Nains, l’alliance n’est pas née d’un traité, mais d’une évidence :

Ni l’un ni l’autre ne plie.

Les Nains voient les Orcs comme « Ceux qui ne rompent pas ».
Les Orcs nomment les Nains : « Ceux que rien n’entame ».

Pour les Orcs, les Nains portent un feu unique : un feu qui ne s’emporte pas, mais qui ne s’éteint jamais.

Ils voient en eux non la fureur, mais la constance — une braise lente, patiente, inaltérable.

Avec les Hommes, les Nains sont l’un des deux peuples que les Orcs tiennent pour leurs plus proches alliés — non par pacte, mais par respect instinctif.

« La pierre endure. La cendre répond. »

🕊️ Hommes — Frères de Marche

Parmi tous les peuples, ce sont les Hommes que les Orcs comprennent le mieux.

Non parce qu’ils pensent pareil — mais parce qu’ils avancent pareil.

Les Hommes brûlent pour s’élever.
Les Orcs brûlent pour tenir.

Mais tous deux refusent l’immobilité, la fatalité et la peur.

Les Orcs disent :

« Leur feu éclaire. Le nôtre supporte. Ensemble, il devient route. »

C’est pourquoi, dans les grandes marches et les guerres désespérées, les Orcs se rangent plus volontiers aux côtés des Hommes que de quiconque — car ils reconnaissent en eux non des alliés, mais des égaux en volonté.

Certains sages orcs affirment qu’un Homme et un Orc côte à côte valent un peuple entier, car l’un ouvre le chemin et l’autre refuse de céder.

⚡ Skayans — Frères de Mort Acceptée

Les Skayans ne craignent pas la mort.

Les Orcs non plus.

Et cela suffit.

Ils ne partagent ni langue, ni rites — mais cette certitude silencieuse crée un respect plus solide qu’un pacte :

« Mourir n’est pas échouer. Renoncer l’est. »

Skayans et Orcs ne marchent ensemble que rarement, mais lorsqu’ils le font, aucun des deux ne recule.

🌿 Wyveriens — Sentinelles des Frontières

Les Wyveriens protègent les forêts.
Les Orcs protègent les steppes.

Deux gardiens, deux terres — et une même certitude :

Ce qui vit doit être défendu.

Lorsque des migrations de bêtes ou des dérèglements du monde menacent les plaines, il arrive que des éclaireurs wyveriens apparaissent aux confins d’Ormarr, laissant signes, traces ou messages silencieux pour avertir les clans.

« Ils respirent là où nous brûlons. »

🌊 Lireathi — Mémoire que le Feu Envie

Les Orcs savent que la pierre se fissure, et que la cendre se disperse.

Alors ils respectent ceux qui gardent ce qu’eux ne peuvent retenir :

Les noms.

Quand un héros tombe, il arrive que des messagers orcs se rendent aux Rives de Lysséa et prononcent un seul mot :

« Souviens-toi. »

🌘 Aelran — Témoins du Feu qui Marche

Les Aelran ne voient pas la rage des Orcs comme une folie, mais comme une mémoire vivante des Titans.

Eux qui ne peuvent mentir traduisent parfois leurs hymnes et les nomment :

« Ceux qui parlent avec le cœur du monde. »

Entre eux règne une alliance discrète :
Les Aelran gardent les échos.
Les Orcs gardent les cicatrices.

🐉 La Confrérie du Feu Fraternel — Pacte avec les Dragons de Cendre

Après la Guerre des Trois Soleils, un Dragon de Cendre descendit sur les steppes d’Ormarr, jugeant les Orcs indignes du feu qui brûlait en eux.

Rokhan Fils-de-la-Cendre s’interposa. Le combat dura sept jours et sept nuits, et chaque choc entre l’Orc et le Dragon fit trembler la terre comme si un Titan se réveillait.

Rokhan puisa dans l’Ormah’Dur jusqu’à ses limites, réveillant toute la forge intérieure de son peuple. N’ayant plus une goutte de force, il porta un dernier coup qui brisa la gorge du dragon et fit taire son souffle de cendre.

Lorsque le combat prit fin, le sang de Rokhan se figea, ses muscles se tendirent comme de la pierre, et son corps devint une statue de basalte vivant, debout dans la poussière rouge d’Ormarr.

Son âme, elle, monta au ciel, et une étoile rouge profonde apparut cette nuit-là : Ormah’Durath, l’Étoile du Souffle Rouge.

Depuis ce jour, les Dragons de Cendre reconnaissent les Orcs comme les seuls mortels dignes de leur respect. C’est ainsi que naquit la Confrérie du Feu Fraternel.

Ses clauses sacrées :

  1. Jamais un Dragon de Cendre ne soufflera sur un feu orc.
  2. Si les Orcs appellent les Dragons depuis Ormarr, avec un chant forgé de sang et de braises, alors les Dragons de Cendre répondront une seule fois par siècle.
  3. Ils ne se mêleront pas des querelles ordinaires : leur intervention est réservée aux instants où le feu du monde lui-même vacille.

Depuis, une marque conjointement runée et scarifiée, le Signe du Feu Fraternel, est parfois gravée sur les pierres les plus sacrées d’Ormarr.

Les Dragons de Cendre considèrent les Orcs comme leurs égaux, non comme des serviteurs.

⚙️ Cendrés — Frères d’Acier

Les Cendrés honorent les Orcs comme les gardiens de la force terrestre.

À Cendracier, des statues d’Orcs se dressent sur certaines places : non comme des trophées, mais comme des rappels que la puissance doit toujours payer son prix.

On dit qu’aucun projet majeur n’y est lancé sans qu’un tambour venu d’Ormarr n’ait résonné au moins une fois.

🔥 La Place des Orcs dans le Monde

Les Orcs sont le feu qui brûle — ni créateurs comme les Hommes, ni bâtisseurs comme les Nains.

Ils ne sont proches que de deux peuples :

  • Des Nains — pour leur feu qui ne faiblit jamais.
  • Des Hommes — pour leur marche qui ne s’arrête jamais.

Ils sont ceux qui tiennent la ligne quand tout vacille.

Dans chaque ère d’Elserath, un même rôle leur revient :

« Empêcher le monde de céder. »

Ils ne réclament ni couronne, ni empire, ni gloire — seulement le droit d’avancer, de brûler, et de laisser derrière eux des cendres qui prouvent qu’ils ont tenu.

Ils sont la force qui refuse l’effondrement.


10. Orcs Célèbres

🩸 Rokhan Fils-de-la-Cendre — Roi-Forge d’Ormarr

  • Korr-Thane des clans réunis.
  • Maître d’Ormah’Dur.
  • Vainqueur d’un Dragon de Cendre.

Après un usage intensif d’Ormah’Dur, son corps se changea en pierre — mais son âme devint étoile rouge, connue sous le nom d’Ormah’Durath, l’un des astres majeurs du ciel d’Elserath.

Les Dragons de Cendre inclinent encore la tête lorsque son nom est prononcé.

🛠️ Karn au Bras d’Argent — Le Frère des Forges et du Feu

Karn Fils-du-Brasier fut l’un des plus grands héros de la Guerre des Ombres. Lorsque la Forge Primordiale des Nains s’éteignit sous l’assaut de la Dissonance, il descendit seul dans les profondeurs de Kar’Drath.

Trois jours et trois nuits, il combattit les Échos sans Nom jusqu’à atteindre le cœur de la montagne, où il plongea son bras dans la cendre morte et ralluma le dernier feu djinn au prix de sa chair.

Les Nains l’adoptèrent alors comme Frère de la Forge, et un bras d’argent fut forgé pour lui : un chef-d’œuvre alliant runes naines, circuits des Cendrés et braise vivante d’Ormah’dur.

Devenu Karn au Bras d’Argent, il fendit les ombres aux côtés des Silencieux Éveillés et son bras rougeoyant devint le fléau de la Dissonance. Lors de la Symphonie de la Fin, son dernier coup se mêla au Chant et marqua la victoire.

Retiré ensuite sur la Plaine Rouge, il demeura debout jusqu’à ce que sa flamme intérieure s’éteigne.

Les Orcs le nomment le Dernier Feu. Les Nains, le Frère d’Argent.

🔥 Tharok l’Héritier du Feu — Commandeur de la Confrérie du Feu Fraternel

Héritier spirituel de Rokhan Fils-de-la-Cendre, Tharok fut l’un des plus grands guerriers orcs de l’histoire. Dernier porteur du Serment Rouge, sa peau portait les marques sombres des anciens Titans, et sa voix seule faisait vibrer le fer des armures. On disait que lorsqu’il parlait, les flammes se couchaient pour l’écouter.

Commandeur de la Confrérie du Feu Fraternel, l’ordre sacré qui lie Orcs et Dragons de Cendre depuis la victoire de Rokhan, il combattit aux côtés de Valrûn, dragon dont les ailes portaient la mémoire des volcans.

Lors de la Muraille Ardente (497 ESR), il mena l’assaut qui fit imploser le Soleil Noir. À la Bataille du Trône de Verre (501 ESR), il affronta seul, avec Valrûn, les légions des Dissidents Gris et les dragons de verre, faisant s’effondrer la forteresse figée par son marteau vibrant au rythme du Feu Sourd.

Les Orcs disent encore de lui : « Ce n’est pas le feu qui forge l’Orc, mais l’Orc qui enseigne au feu à se souvenir. »

🔥 Ghaarn des Os Rouges — Premier Chaman du Cycle

Chaman des Os Rouges qui structura les rites :

  • Funérailles de Cendres,
  • Rituel du Sang et du Marteau,
  • Et le langage secret des fractures d’os pour lire les tensions du monde.

On dit que, lors de sa mort, les flammes de son bûcher passèrent du rouge au blanc, puis au noir, avant de s’éteindre sans fumée.


🛡️ Maera Lame-de-Cendre — Gardienne de Korr-Maen

Guerrière légendaire qui défendit Korr-Maen lors de la Grande Dissonance, alors que les lignes cédaient partout ailleurs.

Elle aurait tenu un col à elle seule pendant trois jours, l’Ormah’Dur gravant sur sa peau des plaques sombres comme du basalte. Quand on retrouva son corps pétrifié, ses yeux semblaient toujours regarder l’horizon.

Les Orcs disent que, par temps clair, on peut voir sa silhouette se dessiner dans certaines falaises d’Ormarr.


🥁 Tharak Tambour-Sans-Voix

Maître du Tambours de Sang, qui choisit de ne plus jamais parler, jurant de laisser ses mains être sa seule voix.

Lors de la Bataille des Sables Rouges, il frappa un rythme si profond que même les Silencieux des Cendrés s’arrêtèrent un instant, comme si le métal lui-même avait prêté l’oreille.


Les Orcs ne craignent ni la mort ni le silence. Ils savent que le sang retourne à la terre et que la pierre garde la mémoire de leurs pas.

Ils résument souvent leur vision ainsi :

« Nous sommes nés du cri des Titans, mais nous parlons désormais d’une voix calme. Car vivre, c’est apprendre à frapper sans haïr. »